1 Jn 2, 3-11 : discernement des esprits

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Ambon

Dans ce passage, saint veut montrer la ligne de démarcation entre deux mondes : le monde du mensonge et celui de la vérité, le monde de la véritable connaissance de Dieu et celui de l’ignorance de Dieu, le monde de l’amour et de la haine et, enfin, le monde de la lumière et des ténèbres. L’objectif de saint Jean, c’est de nous aider à éviter le péché. Comme il le dit dans l’introduction à ce texte, « mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point ».

Discerner le mensonge de la vérité

L’apôtre fait des affirmations fortes. Il dit : « Celui qui dit “Je le connais et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur” ». Garder les commandements de Dieu signifier les pratiquer, ainsi que saint Jean nous le montre dans son évangile : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ». C’est dans la pratique des commandements de Dieu que nous découvrons le chemin de l’amour de Dieu pour l’homme, car chaque commandement de Dieu est un chemin d’amour tracé devant l’homme.

Alors, il ne suffira pas de recevoir des enseignements sur Dieu ou de faire de longues études sur Dieu pour penser le connaître. On ne connait vraiment Dieu que lorsque l’on vit d’amour. Le défaut de la pratique des commandements est le signe du mensonge. Le démon connaît toute la Bible par cœur. Pourtant, il demeure Satan, incapable d’amour. C’est dire que connaître la parole de Dieu par cœur n’est certainement pas suffisant pour dire que l’on connaît Dieu.

Discerner le vrai disciple du faux

L’écrivain sacré de cette lettre va encore plus loin dans sa pensée en nous montrant que l’imitation du Christ est le signe concret qu’il a établi sa demeure au milieu de nous. Connaître Dieu comme nous venons de le découvrir au paragraphe précédent induit pour nous l’imitation de celui qui a mis en pratique, de manière parfaite, tous les commandements de Dieu.

Le Christ devient ainsi pour le chrétien le modèle à imiter. Demeurer en Jésus signifie alors habiter en lui, vivre de lui, faire comme lui. Comment alors peut-on être en communion avec une personne si tout notre comportement est le contraire de sa vie. C’est donc une équation logique que saint Jean établit pour nous. Saint Jean nous fournit, à travers cette partie, un critère de discernement des esprits. Déclarer demeurer en Jésus et ne pas l’imiter est en porte-à-faux avec lui-même.

Discerner le lumineux du ténébreux

La troisième marche de la réflexion de saint Jean se trouve dans le critère principal d’appartenance à la lumière ou aux ténèbres. Comment le savons-nous ? Par l’amour que nous avons pour nos frères et sœurs ou par la haine que nous portons dans notre vie pour les autres. En effet, le commandement que le Christ nous a laissé est de nous aimer les uns les autres, comme lui nous a aimés. Il y a tout à la fois à imiter le Christ dans sa manière d’aimer l’homme : un amour qui ne retient rien pour soi et qui s’abandonner jusqu’au sacrifice suprême. L’amour introduit dans la lumière de Dieu alors que la haine introduit dans les ténèbres.

Chaque fois que nous nourrissons un sentiment haineux pour une personne, nous savons désormais, sur la base de ce texte, que nous sommes dans les ténèbres spirituelles. En revanche, quand nous vivons d’amour pour l’homme, nous vivons dans la lumière divine. Alors que l’amour véritable nous conduit à ne pas céder aux tentations, le cœur haineux reste fragile pour l’esprit malin. Il y a tout intérêt à éviter les ténèbres de la haine ; dans le cas contraire, nous sommes contraints à vivre dans les ténèbres et à être une victime sans résistance aux forces du mal.

Saint Jean nous trace aujourd’hui quelques pistes pour distinguer le menteur du véridique, le disciple du mercenaire et le ténébreux du lumineux.

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Abbé Jean Oussou-Kicho

Je suis prêtre de l’archidiocèse de Cotonou (Bénin), ordonné en 2008, licencié en théologie morale. Directeur de complexe scolaire, je suis investi dans la pastorale des réseaux sociaux, devenus un nouveau terrain propice pour l’évangélisation et l’éducation des chrétiens

Cet article a 2 commentaires

  1. Grégoire DIMEKOI

    Merci beaucoup mon père pour le partage. Que le seigneur vous bénisse abondamment

  2. Brigitte BONOU

    J’ai apprécié. Merci beaucoup et Dieu vous bénisse et vous fortifie

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